• HENRY DE LESQUEN À VALEURS ACTUELLES

    RÉPONSE D’HENRY DE LESQUEN À VALEURS ACTUELLES

    Réponse d’Henry de Lesquen à Valeurs actuelles

    L’article non signé que vous m’avez consacré dans le numéro de Valeurs actuelles du 13 juillet 2017 au sujet de mon départ de Radio Courtoisie ne contient pour ainsi dire rien d’exact, si ce n’est que j’ai quitté Radio Courtoisie. Il est regrettable que vous ne m’ayez pas interrogé pour vérifier vos informations. Ce procédé est indigne d’un journal qui se veut sérieux.

    Je me dois de rétablir la vérité.


    1. Contrairement à ce que vous écrivez, je n’ai jamais tenu de propos « racistes ou antisémites ». Attaché aux principes de la république, je réprouve la haine raciale comme toute forme de haine sociale. Je ne suis pas plus raciste que le général de Gaulle, qui a déclaré : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » Ce genre d’accusations est déplorable parce qu’il divise la droite et fait le jeu de la gauche.
    Je n’ai jamais été poursuivi en justice pour ce que j’ai dit à l’antenne de Radio Courtoisie. Je ne l’ai été, à deux reprises, que pour des tweets, billets de 140 signes, que l’on a prétendu racistes, ce que je conteste catégoriquement. J’ai été relaxé dans l’une des deux affaires, tandis que j’ai fait appel de la condamnation prononcée en première instance dans l’autre : je suis donc présumé innocent, et, de surcroît, déterminé à faire prévaloir mon bon droit et à défendre la liberté de pensée.


    2. Par 6 voix contre 5, je n’ai pas été réélu au conseil d’administration de Radio Courtoisie lors de l’assemblée générale qui s’est réunie le 1er juillet 2017. Mon mandat d’administrateur et, par voie de conséquence, celui de président, se sont achevés le 12 juillet 2017.
    Il est absolument faux que l’assemblée générale ait voté la révocation ad nutum du président, comme vous l’écrivez à tort. Elle a seulement mis fin par anticipation, dès le 1er juillet 2017, quelques jours avant le terme du 12 juillet, au mandat des six administrateurs sortants, dont je faisais partie. J’ajoute que cette délibération, qui a été votée dans une grande confusion, est nulle et non avenue, car elle n’était pas à l’ordre du jour. Les statuts de l’association sont formels à cet égard.


    3. Ma fonction de directeur d’émission était indépendante de mon mandat de président de Radio Courtoisie. On n’a donc pas « débranché le micro du président », comme vous l’écrivez élégamment. C’est moi qui ai décidé de mon propre chef, le 3 juillet 2017, d’abandonner mon libre journal du lundi soir, en donnant à l’antenne l’explication de mon départ.


    4. Il est faux, absurde et calomnieux d’affirmer que j’aurais commis une faute, a fortiori une faute grave, en dissimulant la procédure de sanction administrative engagée par le CSA à l’encontre de Radio Courtoisie le 21 décembre 2016, laquelle, au demeurant, avait été rendue publique le jour même par une dépêche de l’AFP. En vertu de nos statuts, c’est au président et à lui seul qu’il appartenait de traiter la question, agissant en la matière de sa propre autorité. Je n’étais pas tenu d’en rendre compte à quiconque. Cependant, par courtoisie, j’ai informé en permanence et en détail le secrétaire général de l’association, qui était alors Dominique Paoli, de tout le déroulement de la procédure.
    Il est en outre idiot et faux d’affirmer que l’assemblée générale aurait dû se tenir le 15 juillet 2017, alors que le mandat des administrateurs s’achevait le 12 juillet. La date du 1er juillet avait été fixée à la demande du secrétaire général, Dominique Paoli, dès le mois d’avril, bien avant que le CSA nous ait convoqués à l’audience du 5 juillet.


    5. Du reste, il n’y avait pas lieu de monter en épingle ladite procédure de sanction, qui pouvait tout au plus aboutir à une petite amende. Je précise en outre que le CSA n’est pas un tribunal : il ne prononce pas de « jugement », comme vous l’écrivez à tort, mais une simple décision administrative, qui peut comporter une sanction, mais non une « condamnation ».
    La seule préoccupation que l’on pouvait avoir à cet égard, c’est que la démarche du CSA portait une grave atteinte à la liberté d’expression et relevait d’une intolérable police de la pensée. Il suffit pour s’en convaincre de prendre connaissance des propos incriminés, que j’ai mis en ligne sur Internet.

    Henry de Lesquen

    Président du Parti national-libéral


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