• La souffrance des harkis et enfants de harkis

    La souffrance des harkis et enfants de harkis

    Par: Pieds Noirs 9A..

    Article N° 3193 du jeudi 18 janvier 2018

    issus d'archives 

    La souffrance des harkis et enfants de harkis ...

    Dont la France n'a pas eu le respect envers eux ,surtout de les avoirs parquets a l'intérieur de grillage et barbelés  .

    La souffrance des harkis et enfants de harkis


    Après de 55 ans après l’indépendance de l’Algérie, il reste encore beaucoup de ressentiment entre la France et son ancien territoire. A chaque rencontre entre les deux pays, beaucoup d’affaires sont débattues, mais le sujet des harkis reste tabou... Le malheurs de ces gens d'avoir aimaient la France ...
    Les tortures infligées aux harkis peu après le 19 mars 1962, les conditions de rapatriement douloureuses et en catastrophe ainsi que le vécu dans les camps ont laissé des séquelles physiques et surtout des séquelles psychiques comme le fut pour les Pieds Noirs .Ces séquelles psychiques portent le nom de traumatismes psychologiques. Ce ne sont pas des troubles de la personnalité, ce sont des effets des événements vécus ,comme moi même de l'avoir vécu...
    Avec l’avancée en âge, il n’y a pas que les problèmes physiques qui prennent de plus en plus d’importance, il y a aussi les problèmes psychiques refoulés pendant des années qui reviennent en force ,des gens que l'on aime pas en France ,c'est valeureux patriote combatut auprès des nôtre pour que la France rest la France ,alors si l’image des harkis en France est peu reluisante, en Algérie cette image est déshumanisée, diabolisée ,tout cela constitue un facteur de souffrance psychologique supplémentaire. C’est-à-dire par une image parentale défaillante. Les enfants doivent assumer l’héritage des hontes et des humiliations vécues par les parents ,dont des souvenirs traumatiques, des cauchemars, des périodes sensibles au moment des dates anniversaires du traumatisme, une grande irritabilité allant parfois jusqu‘à de l‘agressivité incontrôlée de chaque à chaqu'un .Ceux qui ont échappé au massacre ont des grandes difficultés à vivre à cause du traumatisme . La plupart ont été confronté à la mort. Comment s’affranchir du passé pour vivre pleinement le présent ? .Voir une souffrance permanente
    Pour exemple Bouzid : « je ne suis pas né handicapé physique ou psychique. Pourquoi les médecins me posent toujours des questions sur ma famille et sur mon enfance ? J’ai eu une jeunesse heureuse. Pour moi tout a commencé à 15 ans à la suite des violences du FLN en 1962... ».
    Les blessures psychologiques
    Chez les adultes, les hommes présentent plus de troublesLa souffrance des harkis et enfants de harkis psychologiques que les femmes, ce sont eux qui ont fait la guerre et qui ne se sont pas retrouvés du côté des gagnants... Malgré un engagement sincère au côté de la France, ils n’étaient pas spécialement hostiles à l’idée d’indépendance de l’Algérie. Ils ont du endosser le plus mauvais rôle que l‘on puisse imaginer, ils ont été piégés dans une nouvelle identité difficilement acceptable pendant plusieurs décennies, celle de traître, de collabo aussi bien de la part des algériens que de la part des Français ... Jusqu’à ces dernières années, les médias et l’opinion publique en France ne sont en général pas favorables aux harkis .Les souffrances psychologiques peuvent parfois revêtir des expressions somatiques comme par exemple des troubles dermatologiques, digestifs, des douleurs dorsales...
    Beaucoup ont vu leurs propres parents, enfants ou proches, massacrés sous leurs yeux. Boualem, ancien harki, me confie : « j’ai vu de mes yeux des femmes et des jeunes filles subir des violences sexuelles au delà du supportable et qu’il m’est difficile de raconter dans le détail ». quand a un aucun moment la presse Française ne sait intéressait ,une presse a la botte du gaulliste et du socialo communiste de l'époque .La honte est telle ensuite que souvent les hommes, censés représenter protection et autorité, s’enfuient devant l’impuissance qu’ils ont eu à assurer leur rôle. Quels repères restent-ils aujourd’hui à un enfant qui a vu son père humilié ou tué, sa mère violée comme les enfants pieds noirs subi et vu de leurs yeux ...
    Toutes ces victimes mortes après avoir été maltraitées hantent les nuits des survivants. Ils sont assaillis de cauchemars dans lesquels ils revivent des scènes de massacres. Ceux qui ont vécu longtemps dans les camps présentent une grande inhibition, un repli sur soi et une crainte de l’extérieur, et parfois des sentiments de persécution pouvant aller jusqu‘au délire. La France n’a pas été la terre promise qu’ils espéraient comme les PN rentrant en France , mais une grande errance d’un endroit à l’autre. Tout était à construire : parenté, amitiés, références, langue. Les enfants étaient souvent les parents de leurs parents dans les relations avec les mairies, administrations, écoles, et même avec les gendarmes... De ce fait les parents ont été infantilisés et déresponsabilisés. L’inconscient chez eux n’est pas quelque chose qui est « en dessous », enfoui comme habituellement, mais « là- bas » dans le pays des ancêtres. Les mécanismes de défense sur le plan psychologique sont beaucoup plus souvent le déni et le clivage plutôt que le refoulement et la sublimation...
    Comment les harkis peuvent-ils affronter l’indicible pour apaiser leurs blessures ? Comment se libérer des blessures infligées par d’autres ? Que faire du vécu difficile dans les camps en raison de leur isolement, de l’enfermement et de la méfiance de la population locale ? .Pour cela, il faut être capable de mettre des mots sur ses souffrances et de se sentir compris, d’où réticence par rapport à un thérapeute classique peu sensibilisé au périple des harkis...

    Pieds Noirs 9A..

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :